«Ecrasons l'infâme»
Voltaire a lutté toute sa vie contre l’intolérance. A Ferney, «Ecrasons l'infâme» fut son leitmotiv dans le combat qu'il mena contre son principal ennemi: le fanatisme, premier ennemi de l’humanité. Il considérait la nuit de la Saint-Barthélemy comme la pire illustration de ce mal. Deux siècles et demi plus tard, son combat contre le fanatisme et ses deux géniteurs, les préjugés («une opinion sans jugement») et la superstition («le superstitieux est gouverné par le fanatique»), reste d’une tragique actualité.
Le plus grand ennemi de l’homme reste le fanatisme, celui qui va jusqu’au meurtre et dont les temps modernes ont connu les pires excès : génocides, attentats aveugles, persécutions politiques, raciales, ethniques, religieuses, etc. Plus de quarante pays sont en guerre civile ouverte ou larvée dans le monde contemporain : les persécutions envers les populations civiles, souvent tolérées et encouragées sinon effectuées par les autorités, ont pour nom meurtre, torture, viol, vol, prison. Les Saint-Barthélémy se multiplient pour des causes diverses. L’arbitraire sévit sur notre planète.
Pour Voltaire, le seul remède à cette «maladie épidémique» était «l’esprit philosophique qui adoucit le cœur des hommes, car l’effet de la philosophie est de rendre l’âme tranquille; et le fanatisme est incompatible avec la tranquillité».
Voltaire est toujours actuel et présent parmi nous. Avec son aide, poursuivons son combat.